18e RTA 194087e DIA18e RTA

Tunisie 1942-1943 - Italie 1944 - France 1944-1945 - Allemagne 1945
18e RTA 1940
It Crescendo
3e RTA
 
La 3e Division d'Infanterie Algérienne
(novembre 1942 - mai 1945)
La 87e DIA, division de réserve formée en septembre 1939, est dissoute en juillet 1940 à l’issue de la campagne de France mais nombre de ses combattants se retrouvent après novembre 1942 dans les rangs de la 3e DIA.

La Division Territoriale de Constantine (DTC) de l’armée d’armistice était constituée des 3e RZ, 3e et 7e RTA, 15e RTS, 3e RCA, 3e RSA, 67e RAA. 

En novembre 1942, suite à la libération de l'Afrique du Nord française, est constituée la Division de Marche de Constantine (DMC), qui rejoint le 19e CA en Tunisie (qui devient le Corps d’Armée Français en février 1943). La division est commandée par le général Welvert tué le 10 avril 1943 puis par le général Schwartz. Elle est composée des 3e RZ, 1er, 2e,3e, 7e et 9e RTA, 4e RTT, 7e RTM, 15e RTS, 2e GTM, 3e et 5e RCA, 3e RSA, 4e RST, 62e, 64e, 65e, 66e et 67e RAA, RACM, RACL, unités provenant de toute l’Algérie et de l’Afrique du Nord. La DMC est dissoute le 30 avril 1943. 

La 3e Division d’Infanterie Algérienne, est créée le 1er mai 1943. Commandée par le général de Goislard de Monsabert, elle est rééquipée en vue de la campagne d'Italie et composée des 3e et 7e RTA, 4e RTT, 3e RSAR, 7e RCA et 67e RAA. 

Envoyée en Italie en novembre 1943, la 3 s'illustre en 1944 au sein du Corps Expéditionnaire Français du général Juin, en Provence, lors des libérations de Toulon et Marseille, dans les Vosges, lors des difficiles combats pour la libération de Basse-sur-le-Rupt et Cornimont, et en Alsace au sein de la 1re Armée Française du général de Lattre de Tassigny. 

Considérée par les généraux de Monsabert et Juin comme la « digne héritière » de la légion romaine d'Afrique du Nord, la IIIe Augusta, la 3e DIA était aussi appelée Division des Trois Croissants car elle avait pour ossature trois régiments de tirailleurs : le 3e RTA, le 4e RTT et le 7e RTA. 

La 3e DIA, avec 4 citations à l'ordre de l'armée entre 1943 et 1945, est la division française la plus décorée de la seconde guerre mondiale avec la 1re Division Française Libre (4 citations également) et tous ses régiments ont obtenu une fourragère. Son héritière est la 3e brigade mécanisée.


Débarquement de Provence


Citations collectives de la division 

Campagne d'Italie (1943-1944) 

1re citation à l'ordre de l'Armée attribuée à la 3e DIA lors de la campagne d'Italie en 1943-44,
Ordre n° 096 D, le 25 mars 1944, général Giraud 

« Du 12 au 17 janvier, sous l'impulsion clairvoyante et énergique de son chef, le général de division Goislard de Montsabert, a enlevé de haute lutte, dans un terrain difficile, des positions fortement organisées de l'ennemi. A bousculé celui-ci sur une grande profondeur, lui infligeant des pertes sévères et l'obligeant à abandonner définitivement sa ligne d'hiver. Attaquant ensuite sans répit, a élargi à sa droite la tête de pont du Rapido puis, reportant tout son effort à gauche, s'est enfoncée comme un coin, le 25 janvier, dans la nouvelle ligne de défense de l'ennemi en s'emparant de la forte position du Belvédère. S'est maintenue sur cette position en dépit des contre-attaques les plus violentes de l'ennemi, attirant sur elle le gros des réserves allemandes. A permis ainsi le développement de la manœuvre d'Anzio et celle du corps américain voisin sur le promontoire de Cassino. Magnifique grande unité manœuvrière et d'un moral élevé qui s'était déjà distinguée en Tunisie et qui s'est montrée digne des plus belle traditions de l'armée d'Afrique et du chef intrépide qui la commande. » 

Campagnes de France et d'Allemagne (1944-1945)

2e citation à l'ordre de l'Armée attribuée à la 3e DIA lors des Campagnes de France et d'Allemagne, 
Décision n° 337, le 25 janvier 1945, général de Gaulle
 

« Division d'élite qui, encore auréolée d'une immense gloire cueillie sur la terre italienne, à Castelforte, à Rome et à Sienne, vient récemment de prendre une part capitale à la Libération de la France, notamment à Toulon, à Marseille et dans les Vosges. Sous les ordres du Général Guillaume, Chef tenace et manoeuvrier hardi, la 3e D:l.A., portée le 3 octobre dans la haute vallée de la Moselle, pour atteindre l'Alsace par une manoeuvre de grande envergure au travers des cols, s'est vue amenée à livrer pendant plus de vingt jours une bataille d'usure,acharnée et difficile, contre un ennemi décidé à tenir et jetant pour cela dans la bataille, toutes ses réserves. Au travers d'une zone boisée particulièrement difficile, dans les conditions atmosphériques les plus mauvaises, cette Grande Unité, le 3 octobre, est montée à l'assaut d'un ennemi nombreux et solidement installé sur les hauts, entre Moselle et Moselotte et l'a anéanti après cinq jours de combats au corps à corps, notamment au col du Brochet et à la Vrille; le 9, a franchi de vive force la Moselotte, après avoir enlevé les villages de Bamont, Sauhures, puis, sans désemparer, s'est ruée à l'abordage des hauteurs Nord et les a enlevées, cependant que ses Blindés s'élançaient par Vagney sur la route Planois/La Bresse. A continué à progresser les jours suivants et a enlevé Cornimont le l5, repoussant à la Tête des Cerfs, à la Piquante Roche, au Rondfaing, à la Chapechatte, toutes les contre-attaques lancées par un ennemi aux abois, qui engageait tous ses renforts. Grâce à son métier et à son désir de vaincre, la 3e D.I.A. en vingt jours, n'a pas fait qu'avancer de 15 km en combattant, elle a obligé l'ennemi à dégarnir ses secteurs de Belfort et de Gérardmer et à faire venir des réserves d'Allemagne. A ainsi ajouté à sa gloire celle d'avoir anéanti, sans repos, ni renforts, la valeur de dix bataillons ennemis. » 

3e citation à l'ordre de l'Armée attribuée à la 3e DIA lors des Campagnes de France et d'Allemagne,
Décision n° 705, le 14 mai 1945, général de Gaulle

« Grâce à son indomptable énergie, a son inlassable persévérance, à la continuité de son endurance, toute à l'image de son Chef, le Général Guillaume, la 3e D.I.A., fidèle à son passé glorieux et à peine sortie des luttes meurtrières et harassantes, au cours desquelles elle venait de s'illustrer, concourt, sans désemparer, de novembre à fin décembre 1944, aux manoeuvres des Grandes Unités voisines. Le devoir de couvrir l'offensive du Corps américain, à sa gauche, l'engage, au début de novembre, sur le Haut du Tot, la Forge et Rochesson, où elle accomplit, sans faiblir, sa rude mission, dépassant tous ses objectifs. Dans ces âpres combats qu'elle a poursuivie dans la neige, la 3e D.I.A. n'a pas fait que d'avancer de plus de 20 km., elle a obligé l'ennemi à engager toutes ses réserves, à dégarnir le secteur de Belfort et celui de Saint-Dié et à faire venir des renforts d'Allemagne. L'avance du ler Corps sur Mulhouse, celle des Américains sur Saint-Dié vont l'entraîner à nouveau, encore toute sanglante de ses pertes, sans moyens, sans renforts, comme sans répit, dans des efforts gigantesques au travers des Hautes Vosges. C'est ainsi que bousculant l'ennemi en retraite, elle prend Gérardmer, le Tholy, Chateau-Lambert, les Cols de Bussang, du Bramont et d'Uderen, venant coller en pleine neige à la route des crêtes, où elle mènera un combat obscur et quotidien... Cependant, sans désemparer, en décembre, elle concourt glorieusement au premier assaut sur Colmar, dégageant le Col du Bonhomme, s'emparant d'Orbey et des hauteurs du Worhof, qui domine la capitale du Haut-Rhin, préparant ainsi la base de départ, à partir de laquelle l'Armée française libérera l'Alsace. Lorsque, au début de janvier, Strasbourg est menacé, c'est à elle encore que l'on fait appel, malgré son extrême fatigue et ses pertes. C'est dans ces conditions qu'elle repousse, à Kilstett, un des derniers assauts ennemis sur la ville. La reprise de l'offensive par l'Armée voisine, l'entraîne en pleine réorganisation, vers de nouvelles gloires. Le 15 mars, elle brise la résistance ennemie à Oberhoffen, poursuivant les Allemands dans un élan irrésistible et s'empare de Lauterbourg, l'ennemi s'étant établi sur la Lauter, frontière Franco-Allemande, la 3e D.I.A. la traverse. Ses premiers éléments avec de l'eau jusqu'à la poitrine, enlèvent de vive force les premiers retranchements de l'ennemi sur son sol; elle pénètre en Allemagne la première, effaçant ainsi le dernier souvenir de l'armistice de 1940. Se heurtant à la ligne Siegfried, la 3e D.I.A. cherche par tous les moyens, à en vaincre les défenses et s'y infiltre jusqu'au moment où elle vient border dans sa zone, le Rhin, dit, hier encore, Rhin allemand, faisant de très nombreux prisonniers, capturant un immense matériel. Par son action incessante, longue de près de six mois, grâce à ses qualités exceptionnelles, à sa vigueur physique et morale, la 3e D.I.A. a été un des artisans les plus efficaces de la Libération totale de la Patrie et de l'invasion de l'Allemagne. »   

4e citation à l'ordre de l'Armée attribuée à la 3e DIA lors des Campagnes de France et d'Allemagne,
Décision n° 1245, le 9 octobre 1945, général de Gaulle

« Grande Unité d'une incomparable valeur qui, sous les ordres et l'inlassable impulsion de son Chef, le Général de Division Guillaume, toujours présent au point capital du combat, vient encore d'ajouter de nouveaux et suprêmes lauriers à la moisson de gloire cueillie sur les champs de bataille de Tunisie, d'Italie, de France et d'Allemagne. Le 31 mars 1945, en tête de la Ire Armée française, elle franchit le Rhin par surprise, avec des moyens de fortune, dans la région de Spire, en une action improvisée que ses splendides qualités de troupes de choc, transforment en succès retentissant. Puis, sans désemparer, renforcée des Groupes des Tabors Marocains et exploitant à fond son succès, elle rompt les môles de résistance de l'Heuchelberg et du Stromberg, manoeuvre l'ennemi, le disloque et rejette les débris de la 47e Division allemande au-delà du Neckar et de l'Enz, capturant 2 500 prisonniers et un matériel important. Le 16 avril, débouchant de la tête de pont de l'Enz au Nord, s'infiltrant par le Nagold au Sud, ne laissant devant l'ennemi qu'un mince rideau qui l'abusera jusqu'au bout, la 3e D.I.A., par une manoeuvre magistrale, encercle Pforzheim et y capture plus de 2 000 prisonniers. Faisant brusque volte face, sans trêve ni repos, elle fonce alors tous moyens réunis vers Stuttgart. A marche forcée, Tirailleurs Algériens et Tunisiens, Goumiers Marocains, Fantassins de France, Spahis, Chasseurs de Chars, Sapeurs et Artilleurs d'Afrique avancent dans un élan irrésistible vers la ville, cisaillent les débris des l6e et 47e V.G.D. dont la retraite se transforme en déroute. Le 22 avril, elle pénètre de haute lutte dans la capitale du Wurtemberg et les agglomérations environnantes, dont elle prend victorieusement possession. Plus de 18 000 prisonniers, des centaines de véhicules et de canons, un matériel immense, tombent entre ses mains, des milliers de Français, capturés ou déportés, sont enfin libérés. Toujours en flèche de l'Armée française, toujours ardente à la lutte, malgré la fatigue, grâce à une foi patriotique intense et une inlassable volonté de vaincre, la 3e D.I.A. a pris la plus longue et la plus généreuse part à la victoire définitive. De la Tunisie au coeur de l`Allemagne, toujours égale à elle-mêlme, digne des plus belles traditions de l'Armée d'Afrique, elle a écrit la plus belle épopée, dont nos armées puissent s'enorgueillir. » 

Citations collectives des unités de la division 

Au cours de la Seconde Guerre mondiale, le 4e RTT a obtenu 10 citations collectives à l'ordre de l'Armée (4 pour le régiment, 3 pour les bataillons et 3 pour les compagnies), le 7e RTA, 10 citations collectives à l'ordre de l'Armée (3 pour le régiment, 4 pour les bataillons et 3 pour les compagnies) et le 3e RTA, 7 citations collectives à l'ordre de l'Armée (4 pour le régiment et 3 pour les bataillons).

Sources
Livre d'or de la 3e division d'infanterie algérienne, Imprimerie Nationale, 1948



La victoire ailée du monument aux Morts de Constantine

   

Une des plus majestueuses parures de la cité de Constantine, son plus haut monument, celui dédié aux Morts de la grande guerre. Réplique de l'arc de triomphe de Trajan, il se dresse, sobre en sa grandeur, sur une avancée du rocher de Sidi M'Cid. Il a fallu pas moins de douze ans pour l'élever (1918-1930).

A son sommet, tournée vers la France, une victoire ailée reproduit une statuette romaine en bronze, mise à jour lors des fouilles de la Kasbah : la Cirta, c'est cette victoire ailée que le général de Monsabert, en 1943, prendra pour emblème de la 3e DIA. 


Fondation Massenet Prix de la 3e DIA (sous égide de la Fondation de France)

La fondation remet une bourse annuelle à un jeune homme se destinant à la carrière militaire, descendant de préférence d'un ancien combattant, homme de troupe ou sous-officier de la 3e DIA. 

Fondation Massenet Prix de la 3e DIA c/o Fondation de France - 40 avenue Hoche - 75008 PARIS



Débarquement de Provence - 15 août 1944

La participation capitale troupes françaises de l'Armée d'Afrique, des FFL et des FFI dans une étroite coopération

Si le débarquement de Provence est confié, pour les opérations terrestres, au général Patch, commandant la 7th US Army, cette force comprend trois divisions US et les forces françaises sous les ordres du général de Lattre de Tassigny, soit cinq divisions d'infanterie et une division blindée, représentant 70 % des troupes d'invasion. 

Les forces françaises forment l'Armée B, composée de Français et de Musulmans d'Afrique du Nord, de troupes d'Afrique noire, des évadés de France par l'Espagne, qui ont rejoint l'Afrique du Nord, ... Le gros des unités doit débarquer en 2e échelon. Cependant, les Commandos français du Lieutenant-Colonel Bouvet approchent des côtes dans la nuit du 14 au 15 août 1944 et le contre-amiral Davidson, commandant la flotte alliée qui les transporte, a la délicatesse d'envoyer un message d'amitié aux soldats français "qui vont avoir l'honneur de mettre les premiers le pied sur le sol de leur patrie pour la libérer."

Débarquement de Provence

La 3e Division d'Infanterie Algérienne débarque à Cogolin

Le 15 août 1944, les plages 259 de Cavalaire (Red beach) et 261 de Pampelonne (Yellow beach) voient débarquer la 3rd US Infantry Division et les plages de Ste-Maxime, La Nartelle, la 45th US Infantry Division (Delta Force).

Les plages du golf de St-Tropez, dont la plage 262 de La Foux de Cogolin ,
au fond de la baie de Saint-Tropez, ont été retenues pour le débarquement des troupes françaises de l'Armée B de Lattre et la plage 260 de Sylvabelle (Green Beach) pour le Combat Command 1 (CC1) de la 1re DB française.

C'est ainsi que la prestigieuse 3e Division d'Infanterie Algérienne de Monsabert, qui arrive d'Italie, débarque à Cogolin avec le Quartier Général de l'Armée B et le CC2 de la 1re DB sur la plage de la Foux. De Lattre et de Monsabert établissent leur PC dans le village et y prépare la libération de la Provence
.

La 3e DIA 
a pour ossature trois régiments de tirailleurs : le 3e RTA (Algériens), le 4e RTT (Tunisiens) et le 7e RTA (Algériens).
     

De Cogolin, l'Armée de de Lattre s'élance vers Toulon et Marseille
par la Corniche des Maures

Le débarquement de Provence - Photos ECPAD

L’avance du 30th Infantry Regiment de la 3rd US Infantry Division vers Cogolin

Cogolin fait également partie des objectifs du 1er jour de débarquement de la 3rd US Infantry Division (7th, 15th et 30th Infantry Regiment). Arrivant d’Italie, la division débarque le 15 août 1944 à Cavalaire et Pampelonne. Les régiments sont organisés en Regimental Combat Team (RCT ; un régiment avec un bataillon d’artillerie, etc). La 3rd US Infantry Division une fois débarquée fait face à la 242. Infanterie Division allemande.

Le 15th RCT débarque à Pampelonne à 8 h 00. Ses 2nd et 3rd bataillons avancent vers St-Tropez et son 1st bataillon vers Ramatuelle.
Le 7th RCT débarque dans le même temps à Cavalaire. Son 3rd bataillon avance en direction de l’ouest vers Cavalaire (il fait la jonction en début d’après-midi avec les commandos français vers le Cap Nègre). Le 2nd bataillon avance en direction de l’est et traverse La Croix (Valmer) à 10 h 45. Le 1st reste en réserve sur la plage.
Le 30th RCT, débarqué à Cavalaire à 8 h 50 derrière le 7th IR US, relève le 1st bataillon du 7th IR US sur la plage puis le 2nd bataillon du 7th IR US (qui rejoint le 1st bataillon vers La Mole et la N98) 3.200 mètres au nord de La Croix à 14 h 30. La compagnie K du 3rd bataillon du 30e RCT a été envoyée en reconnaissance dans Cogolin où il entre à 14 h 15.

A 18 h 30, le 15th RCT a nettoyé la péninsule de St-Tropez et après la tombée de la nuit, avance vers Collobrières sur la Ligne bleue, objectif du débarquement.
A la nuit, le 15th RCT tient une ligne allant de 10 km à l’ouest du Cap Nègre à La Mole.
Après avoir dépassé le 7e RCT, le 30th RCT a avancé dans les terres vers Cogolin et Grimaud, atteint au soir. A 21 h 00 les patrouilles du 30th RCT font la jonction avec le 157th Infantry Regiment de la 45th US Infantry Division (zone Delta) Grimaud les Cadelous sécurisant ainsi le flanc droit de la zone Alpha.

Vers la ligne bleue

Le 7th RCT  avance vers La Londe le long de la côte.
Le 15th RCT progresse dans les terres vers le sud de Collobrières
Le 30th RCT s'empare de Flassans par Cogolin le 17 Août : le 1st bataillon par Les Mayons Le Luc, le 2nd bataillon par Gonfaron et le 3rd bataillon par Collobrières.
Dès la matinée du 16 août, les éléments de tête de la 3e DIUS se sont enfoncés de plus de 30 km (20 miles) dans les terres.

3rd Infantry Division, Report of Operations, ETO August 1944
La 3e D. I. A. dans la bataille de Provence. Toulon-Marseille, août 1944. Rapports d'opérations.Éditeur Impr. nationale, 1944

Le Débarquement de Provence, une opération rapide et une réussite

Le Débarquement de Provence est une opération rapide et une réussite grâce à l’intervention de près de 450.000 hommes, dont environ 250.000 combattants de l’armée française contre 250.000 allemands.
Cette armée française, l'Armée B du général de Lattre de Tassigny, est majoritairement composée d’unités de l'Armée d'Afrique elle-même majoritairement algérienne et des Troupes Coloniales (dans la terminologie de l'époque, l'Armée d'Afrique est issue de l'Afrique du Nord et les Troupes Coloniales des autres colonies, principalement Afrique Noire, les sénégalais).
Les données démographiques sont souvent déformées, 
l'Afrique du Nord est la composante majoritaire du débarquement en Provence : 50% de combattants maghrébins (Algériens en tête), 30 % de Pieds-Noirs, 10% d’Africains et d’Antillais et 10% de métropolitains selon l’historien Pascal Blanchard, spécialiste de la colonisation.  

Guide vert Michelin 1947

Carte historique Michelin n°103 de 1947


La Libération vue de Cogolin - Lettre de Sigismond Coulet | Commémorations 2011

Les commémorations du débarquement de Provence à Cogolin sont ainsi l'occasion de rappeler le rôle décisif que les combattants français ont joué tout au long de la seonde guerre mondiale et à partir du débarquement de Provence tout particulièrement pour la libération de notre territoire et pour l'anéantissement de l'adversaire nazi.




15 août 1944, Marcel Amatruda,
3e Régiment de Spahis Algériens de Reconnaissance débarque à Cogolin

Marcel Amatruda, né à Bône en 1922 est mobilisé en novembre 1942 au 3e Régiment de Spahis Algériens de Reconnaissance de Batna. Avec la 3e Division d'Infanterie Algérienne, il rejoint le Corps Expéditionnaire Français en Italie et participe aux combats meurtriers de Castelforte, d'Aquafondata, du Belvédère, du Garigliano. Après Rome et Sienne, il prend part au débarquement de Provence.

Le 8 août 1944, il embarque à Tarente, port de guerre italien. Le 15 août, le chef d'Escadrons Gassiat du 3e RSAR déclare : « Mes enfants, voici la France devant nous. Nous allons nous battre à nouveau. » Dans la barge qui se dirige vers la plage, Marcel Amatruda entend les armes automatiques allemandes tirer de l'autre côté de la baie. Puis, il atteint le village de Cogolin sous un énorme feu d'artifice mortel. Commandé par le général Delattre de Tassigny, sa division de voltigeurs est à la pointe du combat. De poste en poste, de carrefour en carrefour, sous les fusées éclairantes et les tirs d'obus, sa compagnie progresse.
 
Marcel Amatruda est grièvement blessé en août 1944 près de Toulon alors que son groupe de reconnaissance de 50 combattants depuis Bizerte est réduit à 12, en entrant dans les gorges d'Ollioules.
Cogolin : coeur stratégique du débarquement de Provence

Au cours de la Seconde Guerre Mondiale, le village de Cogolin s’est trouvé au coeur des premiers évènements qui aboutirent à la libération de la Provence, puis d’une grande partie du territoire national.

Jean-Jacques Gentil, Président du Souvenir Français à Cogolin, propose de revivre ces moments historiques : parachutage d’armes aux Rabassières pour la résistance du Val d’Astier, débarquement de la 3ème DIA dans la nuit du 14 au 15 août sur notre plage, installation du 1er PC en face de la Mairie, quartier Général de Jean de Lattre où fut préparée la libération…

Revivez ces événements à travers les lieux et bâtiments cogolinois qui en ont été témoins,dans le cadre des Journées Européennes du Patrimoine (2013).
 
     


Cogolin au coeur des premiers évènements qui aboutirent à la libération de la Provence

Au cours de la Seconde Guerre Mondiale, le village de Cogolin s’est trouvé au coeur des premiers évènements qui aboutirent à la libération de la Provence, puis d’une grande partie du territoire national.

C’est sur sa commune, aux Rabassieres, que furent parachutées les armes qui permirent à la Résistance du Val d’Astier et des alentours de joindre leurs efforts à ceux des combattants de la 1ère Armée, l’Armée d’Afrique. Sous le commandement du général en chef Jean de Lattre de Tassigny, leur marche héroïque les conduisit jusqu’à la victoire, à Berlin.

Un 1er détachement de la 3ème DIA débarqua dans la nuit du 14 au 15 août sur notre plage. Son chef, le général de Goislard de Monsabert établit son 1er PC en face de la Mairie qui avait été libérée dans l’après-midi du 15 août par les Résistants de la Brigade des Maures, après le château de Tremouriès.

C’est également dans notre cité que Jean de Lattre installa son 1er QG où furent préparées avec les Alliés les 16, 17, 18 et 19 août les opérations qui devaient libérer la Provence.

De Lattre fut fait citoyen d’honneur de Cogolin comme l’avait été Clemenceau.

Toulon, juin 1830
L'Armée d'Afrique embarque pour Alger 

14 juin 1830, 380 navires transportent de Toulon vers Alger, 150.000 hommes et plusieurs milliers de chevaux. Le débarquement a lieu à l’ouest d’Alger sur la plage de Sidi-Ferruch.


67e anniversaire

Par les portes du Nord : la libération de Toulon et Marseille en 1944, François de Linares
Notes de Guerre, Général de Monsabert
La Victoire sous le signe des Trois Croissants,
Capitaine Heurgon & Capitaine Moreau, illustré par le Lieutenant Jouanneau-Irriera
Tome I - La vie, les peines et les gloires de la Troisième Division d'Infanterie Algérienne en Italie,
Capitaine Heurgon.
Supplément au Tome I. Campagne d'Italie. Cartes et Croquis .
Tome II - La vie, les peines et les gloires de la Troisième Division d'Infanterie Algérienne en France et en Allemagne,
Capitaine Moreau.


     


Stèle de Cogolin Plage.

70e anniversaire
Débarquement de Provence

A Cogolin la municipalité repeint l’histoire

Le programme des 70 ans du Débarquement de Provence à Cogolin avec inauguration d'un rond-point de la 3ème Division d'Infanterie US, d'un monument et d'une plaque commémorative en l'honneur de cette unité mais aussi une grande soirée américaine, interpelle.

Cogolin est un haut lieu du Débarquement de Provence. Sur la plage de La Foux, située au fond du Golfe de Saint-Tropez, la 3e Division d’Infanterie Algérienne du général de Monsabert
, division française la plus décorées de la seconde guerre mondiale avec la 1e DFL, débarque le 16 août 1944 avec l’état-major de l’Armée B, future première armée française, du général de Lattre de Tassigny.

Opération militaire d’envergure, ce débarquement, destiné à ouvrir un second front sur le territoire français, se caractérise par une participation massive des troupes françaises venues des quatre coins de l’Empire aux côtés des américains, un appui décisif des Forces Françaises de l'Intérieur, une libération en un temps record des ports vitaux pour les Alliés de Toulon et Marseille.

Le contraste est donc saisissant avec la bataille de Normandie pourtant plus connue. Il faut dire également qu’après l’Afrique du Nord, la Sicile et l’Italie, les troupes américaines débarquent pour la quatrième fois et que les unités françaises venant d’Italie sont pareillement aguerries après y avoir rompu à trois reprises les lignes allemandes.

A Cogolin, de Lattre établit son PC le 17 août et prend, à peine débarqué, LA décision d’avancer sans attendre sur Toulon accordant à de Monsabert une audacieuse manœuvre de contournement par le nord de la ville.

Au moment où ils atteignent la plage de Cogolin, les "Africains" ont eu plusieurs des leurs tués et blessés par l'aviation et les mines
allemandes.

Il y a donc certainement autre chose à célébrer à Cogolin à l’occasion du 70e anniversaire du Débarquement de Provence, qu'une unité américaine, qui traverse le village le 15 août 1944 sans un coup de feu après avoir débarqué à Cavalaire, et trouve à Cogolin les Résistants de la Brigade des Maures déjà en train de regrouper les prisonniers allemands.

Les derniers anciens de la 3e Division d’Infanterie Algérienne seront encore une fois présents ce 15 août à Cogolin au côté de leurs frères d’armes américains, avec leurs drapeaux de l’Armée Française d’Afrique, dont l'insigne de tradition est le croissant.
Article proposé à la presse varoise, août 2014


Egalité de tous les anciens combattants


Il semble pourtant exister sur le papier un consensus concernant l'égalité de tous les anciens combattants. On trouve ainsi en première page du programme d'un parti politique, qu'on imaginerait en retrait sur ce thème, à la rubrique Autorité de l'Etat > Anciens Combattants :

- Appliquer le principe d’égalité républicaine dans la reconnaissance et le traitement de tous les anciens combattants de toutes les guerres et pupilles de la Nation.

Et deux lignes plus loin :

- Favoriser le souvenir de l’Armée d’Afrique, qui s’est illustrée dans la libération de la France et dans la défense de l’empire afin de faire connaître à la jeunesse de France sa diversité et ses sacrifices cimentés par une fraternité d’armes.



70 ans du Débarquement de Provence à Cogolin

Monsieur le Président,

Notre association agit pour la mémoire des combattants de 1940 sur l'Ailette, 18e RTA en particulier, dont certains débarquent à Cogolin en août 1944 au sein de la prestigieuse 3e Division d’Infanterie Algérienne du général de Monsabert. Le programme des 70 ans du Débarquement de Provence à Cogolin avec inauguration d'un rond-point de la 3ème Division d'Infanterie US, d'un monument et d'une plaque commémorative en l'honneur de cette unité mais aussi une grande soirée américaine, nous interpelle.

Cogolin est pour la mémoire de nos aînés un haut lieu du Débarquement de Provence. Sur la plage de La Foux, située au fond du Golfe de Saint-Tropez, la 3e Division d’Infanterie Algérienne du général de Monsabert, division française la plus décorées de la seconde guerre mondiale avec la 1e DFL, débarque le 16 août 1944 avec l’état-major de l’Armée B, future première armée française, du général de Lattre de Tassigny.

Opération militaire d’envergure, ce débarquement, destiné à ouvrir un second front sur le territoire français, se caractérise par une participation massive des troupes françaises venues des quatre coins de l’Empire aux côtés des américains, un appui décisif des Forces Françaises de l'Intérieur, une libération en un temps record des ports vitaux pour les Alliés de Toulon et Marseille.

Le contraste est donc saisissant avec la bataille de Normandie pourtant plus connue. Il faut dire également qu’après l’Afrique du Nord, la Sicile et l’Italie, les troupes américaines débarquent pour la quatrième fois et que les unités françaises venant d’Italie sont pareillement aguerries après y avoir rompu à trois reprises les lignes allemandes.

A Cogolin, de Lattre établit son PC le 17 août et prend, à peine débarqué, LA décision d’avancer sans attendre sur Toulon accordant à de Monsabert une audacieuse manœuvre de contournement par le nord de la ville.

Au moment où ils atteignent la plage de Cogolin, les "Africains" ont eu plusieurs des leurs tués ou blessés par l'aviation et les mines allemandes.

Il y a donc certainement autre chose à célébrer à Cogolin à l’occasion du 70e anniversaire du Débarquement de Provence, qu'une unité américaine, qui traverse le village le 15 août 1944 sans un coup de feu après avoir débarqué à Cavalaire, et trouve à Cogolin les Résistants de la Brigade des Maures déjà en train de regrouper les prisonniers allemands.

Au nom des anciens de la 3e Division d’Infanterie Algérienne, nous voulons nous assurer que leur souvenir ne sera pas oublié.

Demeurant pour ce faire à votre disposition,

Respectueusement

La 3e DIUS ne débarque pas à Cogolin contrairement à ce qu'indique les organisateurs 

Bonjour;
mes informations ne sont pas très précises, sur tout le déroulement du débarquement de PROVENCE réel.
Je peux seulement vous dire que la troisième DIV US devait théoriquement débarquer de CAVALAIRE à PAPELONNE et que le secteur de la 45 e DIV US commencé à partir du golfe de ST TROPEZ .
Il se peut que quelques unités aient débarqué sur la plage de COGOLIN pour gagner du temps. Tellement de choses se sont passés réellement par rapport au plan original. ...
cordialement
Réponse obtenue d'un groupe participant
Cogolin 2014, des commémorations à côté de la plaque

Ceux qui attendaient la nouvelle municipalité au tournant n'ont pas été déçu de leur déplacement à Cogolin en ce 15 août 2014. Pour ceux qui s'attachent à préserver le souvenir des combattants de 1944, ce fut tout autre chose.

Alors que ses camarades reprochent à la terre entière de mépriser l’Histoire de France, les anciens combattants, la laïcité, ... le maire de Cogolin, parachuté en mars dernier, s'est laissé aller dans son discours à une incroyable réécriture de l'histoire locale en s'éternisant sur le choix de la date du débarquement, jour de « la fête chrétienne de l’Assomption » pour ne surtout jamais prononcer le mot « Armée d’Afrique » et encore moins celui de la grande unité qui débarque dans le village le 16 août 1944, la « 3e Division Algérienne ». Pas un mots non plus sur les Résistants qui tiennent le village lors du passage sans un coup de feu de la 3e DIUS le 15 août 1944.

Nos alliés américains, majoritairement protestants ..., avaient donc bien fait les choses à l'époque. Voilà qui méritait l'hommage qui leur était rendu.

Quant aux athées, juifs ou musulmans de l'Armée française de l'été 1944, qu'ils se rassurent à la lecture du programme du parti de notre élu, qui mentionne en première page :

« La France et son peuple se doivent de commémorer le souvenir de tous ceux qui se sont engagés, au péril de leur vie, pour sa défense et sa liberté.
Appliquer le principe d’égalité républicaine dans la reconnaissance et le traitement de tous les anciens combattants de toutes les guerres.
Favoriser le souvenir de l’Armée d’Afrique, qui s’est illustrée dans la libération de la France et dans la défense de l’empire afin de faire connaître à la jeunesse de France sa diversité et ses sacrifices cimentés par une fraternité d’armes
. »
Ou encore :
« La laïcité, une valeur au cœur du projet républicain » ...


Le déni historique

Le déni au sens général désigne dans différents domaines la non-considération d'une partie de la réalité.

Le déni en histoire tend à écarter ce qui est considéré comme gênant, à faire comme s'il n'existait pas. L’évènement est passé sous silence.

Dans le révisionnisme ou le négationnisme, qui concernent plus les génocides, massacres ou évènements de ce type, l’évènement est au contraire au centre du discours pour tenter de prouver, généralement de façon peu rigoureuse (voir méthode hypercritique), qu'il n'aurait pas existé.  


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