18e RTA 1940

L'Armée de l'Air en Afrique du Nord


Création de l’Armée de l’air

Après la création de l'Armée de l'Air en 1933, l'Afrique du Nord constitue l'année suivante la 5e Région Aérienne avec son chef-lieu à Alger. 

Cette organisation résulte du 
Décret du 1er avril 1933 autorisant l’existence d’une Armée de l’air indépendante et de la Loi du 2 juillet 1934 fixant l'organisation générale de l’Armée de l’air. L'organisation générale de l'armée de l'air est fondée sur une division territoriale en régions aériennes, dont le tracé est fixé par décret portant règlement d'administration publique.

Les subdivisions de la Région Aérienne sont la Brigade, la Demi-brigade (une base et une ou deux escadres, commandée par un colonel), la Base, l'Escadre (unité de commandement, ), le Groupe (2 à 3 escadrilles, commandé par un chef de bataillon), l'Escadrille (unité d'action, 8 à 10 avions, une cinquantaine d'hommes, commandée par un capitaine).
 
La mise en place d’une identité pour l’Armée de l’air se concrétise par le choix de l’uniforme Bleu Louise, le port de la casquette, le poignard qui symbolise le commandement pour la première promotion de l’École de l’air en 1935.

10 mai 1940 : L’Allemagne déclenche une offensive sur le front Ouest. L’Armée de l’air abat plusieurs centaines d’appareils allemands durant la bataille de France.





Les Uniformes de l'armée française, commandant E.-L. Bucquoy
Illustrations de Maurice Toussaint, 1935


Insigne de poitrine du Personnel Navigant d'Afrique du Nord


Le Brevet Militaire d'Observateur en Avion

L'insigne d'Observateur en Avion modèle 1916 est constitué d'une couronne de feuilles de chêne argent avec une étoile et une aile or. Il indique un officier titulaire du Brevet Militaire d'Observateur en Avion. Il s'agit d'un officier - ici de Tirailleurs - ayant effectué un stage théorique de 3 mois à l’Ecole Militaire de l'Aéronautique d’Avord (Cher) suivi d’un stage pratique d’un an dans une unité aérienne proche de sa garnison d'origine en Afrique du Nord.
 
Au cours de son stage, le futur observateur est formé à la navigation et à l’observation aériennes, qui seront ses missions principales, mais également au maniement du poste radiotélégraphique et à celui de l’armement, dont ils ont la charge dans les appareils d’observation biplaces.

 
À l’issue de son stage, le breveté retourne dans son unité d’origine et durant les manœuvres ou en temps de guerre, il retrouve sa fonction d’observateur en avion au sein d'un Groupe Aérien d’Observation (GAO) ou d'un Groupe de Reconnaissance (GR) dans lequel il est détaché.
 
Il conserve alors son uniforme avec ses attributs et pattes de col de l'unité d’origine et arbore l’insigne métallique de son brevet sur le rabat de la poche de poitrine de droite
(en l’absence de l’insigne des officiers du personnel navigant de l’armée de l’Air).
 
Merci à Romain Lebourg
 
Insigne d'observateur en avion modèle 1916 (modèle à agrafe) : aile terminée, par une étoile entourées d'une couronne de feuilles de chêne : couronne argent, aile or et étoile argent (tout argent pour les élèves-pilotes aviateur). 

L'officier observateur aérien est un membre d'équipage dont les fonctions sont principalement l'observation du champ de bataille et de l'ennemi permattant au pilote de se concentrer sur le pilotage de l'appareil.
 
La reconnaissance aérienne est née au cours de la Première Guerre Mondiale. Dès la première bataille de la Marne en 1914, le repérage par avion du changement de direction de Von Kluck met en évidence son importance. Avec la guerre des tranchées, l'aviation de reconnaissance évolue vers l'observation et le réglage de l'artillerie tandis que les appareils photographiques, les avions, les méthodes d'analyse des photographies se perfectionent, permettant des cartes d'état-major précises et détaillées.
 
En 1939, la France a développé
pour la reconnaissance stratégique, à partir du chasseur bimoteur Potez 631, les Potez 637 puis 63-11 avec des performances similaires à celles de leurs homologues allemands. Pour l'observation, les missions allant de la reconnaissance rapprochée à l'accompagnement au combat, il fut difficile de trouver un appareil satisfant pleinement tous ces besoins. Les Potez 63-11, comme les autres bimoteurs de reconnaissance, montrent leurs limites face à la chasse ennemie. Seul le Bloch MB-174 est suffisamment rapide pour faire oublier que le concept est lui-même en fin de course. Le 1er avril 1933 et le 3 juin 1933, sur proposition du Ministre de l’air Pierre Cot, le Président Albert Lebrun signe les deux décrets fixant la création, d’une part, de l’Armée de l’air4 et, d’autre part, celle de l’École de l’air5 qui doit regrouper les écoles de formation, d’application et de perfectionnement de l’ancienne Aéronautique militaire. L’organisation de ces nouveaux organismes est définie dans une loi votée l’année suivante, le 2 juillet 1934. Les officiers servant au sein de l’Armée de l’air seront désormais formés dans une école propre à cette nouvelle arme.

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